TESTS D'EVALUATION

Les tests d'évaluation physique sont établis de façon à déterminer les qualités physiques que l'on cherche à mesurer. Ils sont couplés avec des capteurs de puissances et de simple chronomètre suivant les outils dont disposent l'athlète afin d'établir un profil type du

potentiel. Les données de puissance et de fréquences cardiaques, permettent de cibler des zones de travail pour un entrainement spécifique de qualité qui sera orienté de manière à comblé les lacunes et mettre l'accent sur les points forts.

Répété d'une année sur l'autre et au cours de la préparation, ces tests permettront de visualiser l'efficacité de votre entraînement.

 

 

Qualité physique que l'on cherche à mesurer:

 

  • LA FORCE-VITESSE / EXPLOSIVITE : 

 

Le test d'explosivité en cyclisme permet d'évaluer la puissance maximale des membres inférieurs. Il consiste en la réalisation de sprints maximaux de quelques secondes contre différentes résistances. Il permet de mesurer la «puissance mécanique maximale» et non la puissance maximale anaérobie alactique, même si c’est ce métabolisme qui assure l’essentiel de la fourniture d’énergie. Pour cause, les qualités physiques de Force maximale (Fmax) et de Vitesse max (Vmax) sont plus limitant à la performance que le métabolisme énergétique en lui-même. On parle plutôt d’un test indirect de la puissance anaérobie alactique.

A partir de ce test, il a été démontré que la force diminue linéairement avec la vitesse de pédalage (Sargeant et al. 1981). Les valeurs de force maximale, Fmax et de vitesse maximale, Vmax, peuvent être extrapolé à partir de cette relation linéaire liant la force et la vitesse, ainsi que la puissance maximale, Pmax. Cette dernière est atteinte à vitesse optimale, Vopt.

D'une manière générale, on peut dire que l'explosivité correspond à la capacité du système neuromusculaire à augmenter rapidement son niveau de force. C'est la capacité à produire un effort maximal sur un temps très bref. Cette qualité demande une force musculaire importante et est donc assurée par la filière anaérobie alactique (de 0 à 15 secondes). Très souvent innée, elle s'améliore cependant avec l'entraînement. Elle met en avant la capacité d'un athlète. L’explosivité est une qualité essentielle. Elle permet de relancer, reprendre de la vitesse en quelques tours de pédale/foulée (C.A.P)/bras (natation) ou encore de « faire la décision ». Son intérêt est certain et n’a quasiment pas d’impact en terme de fatigue physique.

 

  • LA TOLERANCE AUX LACTATES :

 

La tolérance aux lactates fait référence aux efforts court et intense faisant appel à la voie anaérobie. Pour la petite histoire, d’après une étude de Cazorla et Coll 2001 (Lactate et exercice : mythes et réalités), au cours de l’exercice la glycolyse va dégrader le glucose en deux molécules d’acide pyruvique. La plus grande partie d’acide pyruvique sera transformée en acide lactique. Dès sa formation dans la cellule musculaire, une molécule d’acide lactique sera entièrement dissociée en une molécule de lactate et en un proton. C’est ce proton qui est responsable de l’acidité dans le muscle (non l’acide lactique) et qui a pour effet d'enrayer l'action motrice des muscles. Enfin, l'acide lactique est aussi source d'énergie car la glycolyse anaérobie permettra de produire 3 ATP (Adénosine Triphosphate : énergie utilisée par les cellules de l’organisme) en étant recyclé avec l'oxygène. La capacité à résister à l'accumulation de l'acide lactique est donc un critère de performance, notamment sur des efforts d'une trentaine de secondes (sprint longs, faire le km, faire la bascule dans une bosse ...). Plus un cycliste parvient à maintenir un niveau de puissance élevé sur ce laps de temps, plus il démontrera une capacité à tolérer l'acide lactique. On pourra également faire la distinction entre Puissance lactique et Capacité lactique qui dépendra avant tout du choix de type de récupération (dépend du but de l’entraînement). On peut ainsi faire le choix de récupérations passives (ou très marqués) ou seulement des récupérations actives. Le but de la récupération passive est de rechercher à habituer l’organisme de l’athlète à une forte concentration de lactates. Tandis que la récupération active est de métaboliser rapidement le lactate.

 

  • LA PMA ou VMA:

 

La Puissance maximale aérobie (PMA) ou Vitesse maximale aérobie (VMA) correspond à la puissance atteinte à la consommation maximale d’oxygène (VO2max), qui est la quantité maximale d’oxygène qu’un organisme peut utiliser par unité de temps (généralement par minute) au cours d’un exercice musculaire intense et d’une durée égale ou supérieure à trois minutes (généralement comprise entre 3 à 6 voir 7 minutes pour la plus part des athlètes). En d'autres termes, elle correspond à la cylindrée de l'athlète. La PMA brute est exprimé en watts, mais c'est la PMA relative au poids du coprs (en Watts/kg) qui importe d'avantage. En effet, si deux cyclistes obtienent une PMA brute identique en la rapportant au poids du corps, on pourra s'apercevoir que le plus léger développera d'avantage de puissance en Watts/kg. Ce gain se traduira dans les pentes par une résistance moindre à l'avancement. La VMA quant-à elle est exprimé en km/h, car à l'inverse du cyclisme, les autres sports n'ont pas cette posisbilité de quantifié et mesuré travail mécanique produit par l'athlète au cours de son effort.

 

  • LA PUISSANCE AEROBIE :

 

La puissance aérobie aussi appelé puissance seuil ou encore zone seuil est la zone physiologique au delà de laquelle l'organisme ne peut plus stabiliser le taux de lactates produit. Cette zone peut s'étendre de 20 à 60 min en moyenne et correspond à l'allure maximale que vous pouvez tenir sur un effort de cette durée (ex : sur une épreuve chronométrée ou dans un col). Tout comme la PMA elle est un facteur de performance et traduit la capacité de l'athlète à tenir un haut seuil d'intensité sur une distance donnée. Selon L'echelle d'ESIE (Grappe et al , 1999) la puissance aérobie se situe au alentour de 92-96% de la FCmax et 75-80% de PMA. Il est donc nécessaire de déterminer les puissances et les valeurs cardiaques limites selon les temps de maintien de ces efforts. 

 

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